En 1923, Jacob Clark Henneberger et J. M. Lassinger publie le premier numéro du magazine “Weird Tales”. C’est la naissance d’un nouveau genre à la croisée du fantastique et de la fantasy : la “Pulp-fantasy” ! On y trouve aussi bien des nouvelles de H.P Lovecraft, Fritz Leiber, Robert E. Howard que des textes plus classiques de Guy de Maupassant ou Alexandre Dumas. Les éditeurs souhaitent proposer des “récits fantastiques extraordinaires, grotesques parfois, racontant des histoires anormales et étranges, enfin, des histoires à vous couper le souffle !”
Aujourd’hui, je vous explique pourquoi je pense que le genre “Pulp” est une source d’inspiration pour mener nos aventures “old-school” !
C’est quoi la “Pulp-fantasy” ?
La Pulp fantasy est l’essence même de l’Appendice N de Gary Gygax. Elle se définit souvent par son opposition à la High Fantasy. Car là où la High Fantasy s’articule autour de quêtes épiques pour sauver le monde, et présente de véritable héros (au sens mythologique du terme) usant d’une magie puissante voir omniprésente, la Pulp fantasy évolue dans un monde rude, constellées de ruines antiques aux dangers et trésors oubliés. Le bien et le mal se côtoient sans forcément s’opposer et la sorcellerie y est une force étrange, crainte par le commun des mortels.
100% OSR !
Soif d’aventure : Dans le style “Pulp”, les protagonistes ne sont pas des héros ! Ce sont des mercenaires, des voleurs ou des pilleurs de tombes (à l’image du Conan de Robert E. Howard ou du duo Fafhrd et le Souricier Gris de Fritz Leiber). Leurs motivations sont souvent égoïstes : l’or, la survie ou la gloire.
Dungeon Crawl : Les personnages des nouvelles de “Weird Tales” ne cherchent pas à repousser les ténèbres pour sauver l’univers. Ils s’infiltrent dans un temple maudit pour y dérober l’idole maudit (l’aventureuse Jirel de Joiry dans l’ombre du dieu noir), ils tentent de survivre aux complots d’une cité-état décadente ou ils partent à la découverte de civilisations disparues.
Rythme : Le récit “Pulp” sous forme de nouvelles courtes avance à un rythme effréné alternant entre exploration périlleuse et combats sanglants. La tension et l’action y sont centrale et la létalité est élevée. Les problèmes se règlent souvent par la ruse ou par l’épée. Bref, on se croirait dans une partie de D&D des années 80 !
Weird : Dans le “Pulp”, la magie n’est pas un outil fiable ou noble, c’est une force sombre, corruptrice et souvent chaotique. Le genre n’hésite pas à franchir les frontières de la science-fiction et de l’horreur cosmique (influences de H.P. Lovecraft ou de Clark Ashton Smith) en intégrant des créatures aberrantes, des technologies extraterrestres enfouies ou des ruines pré-humaines, de quoi pimenter vos scénarios !
Le monde de Vouivre ?
Dark-Fantasy, Weird-Fantasy, Pulp-Fantasy, l’univers de Donjons et Daron c’est un peu tout ça à la fois : un monde sombre, décadent entouré de brumes radioactives, construit sur les ruines d’une civilisation oubliée et caractérisée une magie chaotique. L’important n’est pas le genre en soit mais ses inspirations, et si vous voulez découvrir les notre, rendez-vous sur : Weird Library !
En attendant, je vous laisse avec une tour mystérieuse au milieu de l’océan brumeux !



